Joueurs, jusqu’où nous emmène nos passions ?

Joueurs est un film de Marie Monge avec les acteurs Tahar Rahim et Stacy Martin. Il fait le lien entre les émotions ressenties lorsqu’on est passionné des jeux d’argent et lorsqu’on vit une passion amoureuse.

Joueurs est un film de Marie Monge avec les acteurs Tahar Rahim et Stacy Martin. Il fait le lien entre les émotions ressenties lorsqu’on est passionné des jeux d’argent et lorsqu’on vit une passion amoureuse. Je suis partie voir ce film sans savoir de quoi il s’agissait. J’aime être surprise et il faut dire que l’affiche du film Joueurs donnait envie (sans jeu de mot). En voyant ce film, j’ai de suite pensé à un livre des éditions Grasset que j’avais lu et qui m’a emporté de la même manière, je surlignais quasiment chaque phrase. J’ai même cru que ce film pouvait être tiré de ce livre dont je ne me souviens pas le nom. C’était poignant, c’était déroutant de voir à quel point les sentiments éprouvées par un accro d’argent pouvait être aussi similaire à une personne vivant une passion amoureuse.

joueurs film Ella et Abel

Si vous avez déjà vécu un amour passionnel, vous allez vous retrouver complètement dans le film Joueurs. Vous allez retrouver cette adrénaline qui fait tellement du bien, qui donne des ailes et des étincelles mais si destructrice à la fois. Cette envie de vouloir quitter cette amour car vous savez qu’au fond il vous fait du mal mais de ne pas pouvoir car il y aura toujours se manque. « Je suis dépendante, ça fait 8 jours que j’ai arrêter et je me sens vide. » dira le personnage de Ella

Au fond la passion est une drogue. Elle te donne de l’adrénaline te fait oublier tes soucis. Tu penses qu’elle te fait du bien mais puis l’adrénaline monte en apesanteur mais quand tu atterri la chute est terrible. La passion est un jeu d’argent. Tu veux que ça s’arrête mais quand tu arrêtes, le manque surgit. Le manque te fait un trou au cœur et tu pars retrouver cette adrénaline qui te manquait temps. Tu veux tout simplement que ça recommence mais à quel prix ?

« Pourquoi tu ne trouves pas une autre fille ?

Des filles paumés, il y en a plein , il suffit de leur dire qu’elles sont uniques. »

Image Joueurs film de Marie Monge

La passion est une chasseuse, elle te prend par « hasard » quand tu t’y attends le moins et surtout quand tu te sentais le moins bien (c’est une charogne et tu es sa proie). Elle est charmeuse, te fera croire que tu es unique. Elle te rendra plus vivante pour mieux te détruire.

Au final, il ne faut jamais commencer par être passionné, comme une drogue ou comme un jeu d’argent, il est difficile d’arrêter quand tu commences et aussi difficile de s’arrêter à temps. En général, quand tu prends conscience des dégâts que l’amour passionnelle joue dans ta vie, il est déjà trop tard pour rattraper les erreurs mais jamais trop tard pour reprendre ta vie en main. Il faudra passer par un sevrage qui prendra du temps, des mois, des années. Il te faudra beaucoup de courage pour laisser passer tout cela derrière toi. Mais une fois que tu y seras arriver, tu regarderas tout cela comme un mauvais souvenir !

Réclame justice avec In the Fade et 3 Billboards : les panneaux de la vengeance

C’est deux dernières semaines, j’ai vu les films In the Fade et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance au cinéma. L’un est un thriller et l’autre un film dramatique. En voulant faire un article pour chaque film, je me rends compte que les deux films abordent la même morale : celui du poids de la vengeance.

Après des mois sans être partie au cinéma, c’est deux dernières semaines, j’ai vu les films In the Fade et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance au cinéma. L’un est un thriller et l’autre un film dramatique. En voulant faire un article pour chaque film, je me rends compte que les deux films abordent la même morale : celui du poids de la vengeance. Le thème des deux films étant différent, je vais commencer par en parler séparément.

in-the-fade-film-cinemethographie In the fade film polizei

Critique du film In the fade

In the fade est un film du réalisateur Fatih Akin (qui a aimé mon post Instagram^^) sortie le 17 janvier en France.  Le film In the Fade aborde le thème du terrorisme néo-nazie en Allemagne. J’ai donc appris l’existence de ce type de terrorisme dans le film. On assiste à 3 phases dans le film :

  • la vie avant le drame
  • le drame
  • le poids de la justice puis la vie après la sentence.

Autant dire qu’il y a beaucoup de larmes dans le film que j’ai trouvé qui s’apparente plus à un film dramatique qu’un thriller comme indiqué. Je m’attendais à plus de recherche,plus de profondeur. Mais au final, je trouve que l’objectif du film est de montrer comment le terrorisme détruit des vies et comment ce type d’affaire est traité. Donc le pari est réussi. Suivre le procès dans le film m’a permis de comprendre les enjeux de la justice, là où le poids du doute peut tout faire basculer. Je lis autrement les faits divers du moment (Alexia/Jonathan Daval, Affaire Maelys, Affaire Théo…) et je comprends mieux comment Annalise Keating (personnage fictif de la série HTGAWM) arrive à retourner des procès.

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Critique du film 3 Billboards : Les panneaux de la vengeance

3 Billboards : Les Panneaux de la vengeance est un thriller de Martin McDonagh  sortie le 17 janvier en France. C’est un film que je voulais voir depuis un moment et je dois dire que j’ai été complétement imprégnée par l’histoire. Il s’agit d’une femme qui louent des panneaux publicitaires pour que la police de sa ville se bouge pour rechercher sa fille disparue depuis 7 mois. On voit comment ces 3 panneaux changent les gens. Certains diront qu’ils hâtissent la haine et d’autres penseront qu’ils font bouger les choses. Bref la ville se bouge en mal et bien. Certains personnages changent. Autrement dit c’est un film avec du mouvement où on comprend qu’il ne faut pas s’arrêter à ce que renvoient les gens. J’ai été juste déçue que la fin soit ouverte et laisse court à l’imagination. Mais au-delà de ça, j’ai vraiment accrochée.

« You know, if you hadn’t stopped coming to church, you’d have a little more understanding of people’s feelings. »

Pour conclure

Ces deux films se posent les questions suivantes : Est-il nécessaire de se venger pour se sentir mieux ? Est ce que la vengeance va me rendre ce dont j’ai perdu ? 

Avant le « Paris sous la neige » j’avais pris un bon rythme pour aller au cinéma surtout que que plusieurs films m’intéressent en ce moment. D’ailleurs je trouve que les séances de 18h et quelques sont parfaites quand on fini assez tôt pour y aller car ensuite on a le temps de faire sa vie en rentrant. Mes prochains films : La Douleur, Wonder Whell (juste pour voir le jeu d’acteur de Justin Timberlake) et Black Panther (of course!). Pentagon Paper déjà vu mais je ne suis pas sûr d’en faire une revue.

Et vous, quels films avez vous envie de voir ?

Split, on est ce que l’on croit être

L’être humain avec un coeur pur est prêt à aider les autres qui souffre car lui même connait la souffrance et ne la souhaite à personne. Mais qui est là pour le protéger quand il souffre ?

Kevin est un être faible qui subit le ridicule des autres dans son travail, le fait d’être rabaissé par sa famille et il en souffre .Il en souffre et les autres n’en prennent pas conscience. L’être humain avec un coeur pur est prêt à aider les autres qui souffre car lui même connait la souffrance et ne la souhaite à personne. Mais qui est là pour le protéger quand il souffre ?

Kevin s’est créer différentes personnalités ou plutôt il a plusieurs autres personnalités qui l’aide à surmonter la souffrance. Il a exactement 23 personnalités dont une nouvelle qui s’apprête à sortir pour protéger les 23. Dr Fletcher fait des recherches sur les personnes comme lui qui ont plusieurs personnalités qui peuvent « prendre la lumière » et se montrer à vous selon les circonstance, selon ce qu’il veut être. Le problème c’est qui dit personnalité, dit des qualités et défauts différents. Dennis est une des personnalités problématiques car il veut tellement protéger Kévin de sa faiblesse qu’il a une assurance à en devenir méchant avec les autres. Il devient celui qui fait souffrir les autres pour ne pas être celui qui souffre.

 

James McAvoy y attends "Split" New York Premiere at SVA Theater on January 18, 2017
Copyright : Matthew Eisman/Getty Images/AFP

Dans le film Split de Night ShyamalanJames McAvoy est tellement bon dans son rôle qu’on arrive à savoir à quelle personnage/personnalité on a affaire. Si vous ne l’avez pas compris, les 23 personnalités cohabitent dans un seul corps celui de Kévin. Kévin peut donc devenir un enfant de 9 ans « Hedwig », une femme « Patricia », il peut devenir un passionné d’art « Barry » et pleins d’autres encore. Chaque personnalité, à  sa propre personnalité (passion, toc, etc), son propre âge et son propre nom. Dans les 23 personnalités, on voit ici une manière de se protéger des traumatismes de son enfance.

Puis à travers le personnage de Casey, on y voit une manière plus réaliste de comment une personnalité peut se forger à travers également les traumatismes de l’enfance. La manière dont on vit notre enfance à des conséquences sur comment nous allons vivre notre futur et s’il y a bien une chose qui va être pareil c’est que chacun va se forger sa propre carapace pour éviter la souffrance. Au fond, on n’est que ce que l’on croit être. C’est pour cela qu’on dit souvent que si tu souris à la vie, la vie va te sourire.

Pour aller plus loin (une fois avoir vu le film Spoiler alert) :