20 ans après, la France est en finale

1998, c’est la date où l’équipe de France de football a gagné la coupe du monde de football pour la dernière fois ! En 1998, j’étais en vacances au Congo avec mon père. On regardait le match France- Brésil à la télévision et mon père et moi on était pour le Brésil. Ronaldo a fait une faute bizarre, on a crié au trucage. Je me rappelle des gens célébrant l’équipe de France et notamment de cette homme courant avec le drapeau français à l’exterieur de la parcelle. Nous on se murait dans le silence de la déception. [Musique : Koffi Omolide – LOI]

Je ne sais pas si c’est parce que mon père ne supportait pas l’équipe de France mais depuis lors, je n’ai jamais supporté l’équipe de France, bien qu’étant française. Je me rappelle d’un autre match France-Brésil qui passait quand j’étais en vacances dans le nord de la France et que je portais mon ensemble vert avec les couleurs du Brésil.

2002: On jubilait de voir les français perdre contre les Sénégalais.

2012 : Je devenais une footix pendant mon stage à Madrid. J’allais à toutes les fans zones de l’Euro 2012. Je chantais la chanson « Sube la mano y grita gol ! » « Hala Madrid ». J’avais acheté une casquette à l’éfigie de l’équipe d’Espagne. Ah oui j’ai oublié de dire qu’évidemment j’étais à nouveau supportrice d’une autre équipe que la France. Puis il y a eu ces phrases de ma proprio et de mes coloc étonnés que je ne supporte pas la France.

Malgré ça, j’admirais cette unité du peuple espagnol envers leur équipe de football. Je me suis même retrouvée à Plaza de Cibeles devant la mairie de Madrid. J’étais la seule noire dans une foule immense. Je n’avais même pas attendu ma camarade pour avoir la meilleure place ( bon avec le recule, ça ne se faisait pas). Mais j’ai profité du moment. j’ai kiffé voir les joueurs espagnols sur les bus avec la coupe de l’Euro 2012. J’ai kiffé ma life avec des moments que je n’oserais même pas faire ici en France. Pour tout dire, je ne suis jamais partie à une fan zone en France. Loin de moi l’idée de fêter une victoire dans un lieu prisé. J’ai de suite une image d’insécurité, ce que je n’avais pas dans la foule espagnole. Et c’est après coup que je me suis dis que j’étais quand même la seule noire. Peut-être que les espagnols noires ont le même ressenti avec l’équipe espagnol que moi avec l’équipe de France. J’avais toujours ce mot de « vendu » quand je voyais les gens de mon entourage supporter l’équipe de France. Mais vendu de quoi ? On est français et même si les gens ne le reconnaissent pas tous comme t-elle, on reste des français.

2018 : C’est sûrement la première fois que j’étais à fond avec les bleus. Un match ponctué de « Mais Giroud » (plus de 27k tweet avec ces deux mots). Quelles occasions manquées par la faute de Giroud. Certains se demanderont même s’il ne détient pas une vidéo compromettante du selectionneur Didier Deschamps pour rester encore sur le terrain avec au moins 3 occasions manquées dont une passe décisive… Mais l’essentiel est là, 10 juillet l’équipe de France est en finale de la coupe du monde de football 2018.

La fin de soirée, j’avais décidé comme d’autres de m’abonné au snap de Presnel Kimpembe (Kimpembe3) pour suivre sa phase « Dj » mais la fête a été gaché par Antoine Griezman qui a oublié l’enceinte et les gens n’ont pas manqué de lui dire. 1h plus tard Presnel a recupéré une enceinte sous fond de musique de l’artiste Naza ils nous montre, de manières furtives, une partie de l’après match . [Playlist de Dj Kimpembe sur Spotify]

11 juillet : C’est officiel l’équipe de France affrontera les Croates qui se sont montrés tenaces contre l’Angleterre et tout le long de cette coupe du monde. Si on a le mental aussi fort que les croates et la technique, ça pourra passer. Dans tout les cas, ils ont fait un exploit, fier de nos bleus ! Fier que ce soit une équipe aussi jeune qui réalise leur rêve !

MERCI UMTITI ! Mais Giroud canalise toi, gère tes tirs ou demande à sortir c’est mieux ! « On evacue pas les problèmes sur le terrain. Il faut dormir et réfléchir beaucoup ! » Une pensee pour le coach Bilog. Ahah mythique !

Motivez-vous et reprennez le sport

Mon rapport avec le sport est simple. Il s’effectue tout au long de ma scolarité et se termine au lycée (en terminal) par un cours d’athlétisme avec un sprint d’évaluation où tu as l’impression que tu vas volé ! Une vraie montée d’adrénaline ! Mais une souffrance pendant 3 mois à courir sous le froid. Un dernier regard vers le terrain et une pensée « C’était la der des der. Adieu le terrain. Adieu le sport ! » Au fil des années qui suit, on se rend compte que finalement les cours de sports étaient utiles. Dans le supérieur, on ne fait plus rien à part réviser, travailler et travailler. Attrapez le métro, le bus pour éviter les retards devient un grand effort. Le souffle est coupé et on met plusieurs minutes à se remettre d’un sprint de 100 mètres. Vouloir faire du sport est une chose, s’y mettre en ait une autre.

  A quel moment se mettre au sport ?

Le moment à ne pas rater et lorsqu’on veut faire du sport et s’y mettre pour soi et non parce que la copine y va aussi. Pour certains ça peut être une motivation mais pour être passé par là une fois que la pote n’est plus motiver on perd également cette motivation qui est née à deux. C’est pour cette raison qu’un jour de novembre 2015 lorsque je voulais faire du sport pour moi et que je suis tombée sur cette salle qui venait d’ouvrir, je n’ai pas hésité à m’inscrire (ou juste 24h pour être sûr que c’est ce que je voulais). Et pendant 1 an, j’ai suivi les cours collectifs plus ou moins régulièrement en gardant en tête qu’il fallait que j’y aille au moins une fois par semaine pour être rentable !
 

« Si tu remets au lendemain une fois, tu vas te remets demain et dans deux mois tu auras toujours lâché ! »

 
Puis vous savez j’ai cru que l’école allait me tuer (je ne sentais plus mon corps jusqu’à la fin du semestre). A la rentrée 2016, la salle a accueillie beaucoup de nouveaux adhérents, le meilleur cours était trop blindé, je ne kiffais plus la vibe car impossible de danser, de bouger, de se libérer. Et enfin j’ai eu un stage se trouvant à l’extrême opposé et les problèmes du RER A me faisait toujours arriver très voir trop juste. A peine le temps de grignoter avant. Bref j’ai commencé à me démotiver et surtout à voir mon argent se perdre pour cette salle qui coute cher, vaut le coup, mais que je n’utilise plus. J’ai résilier mon contrat. Au cours des mois j’ai très fortement pensé à y retourner mais rebelote je voulais faire du sport mais je n’étais pas motivé à y aller. Refaire le trajet ne m’emballait pas (je n’ai pas de voiture) et c’est déjà le principal axe de motivation (le fait de se déplacer).

 

La reprise 

 

X avait mis en place ces cours qu’il m’avait proposé deux ans plus tôt. La démission de l’entreprise 78 a été un moteur, j’avais du temps et c’était une bonne manière de me dépenser, de m’aérer et de rencontrer de nouvelles personnes. C’est comme ça qu’un lundi soir je suis partie. J’étais en retard. 2 heures avant mon cou me faisait mal comme un torticoli. Beaucoup de choses aurait pu faire que je baisse les bras. Et pourtant, je savais que si je n’y allais pas ce soir là « le moment idéal » alors je laisserais facilement tomber cet élan de motivation qui m’est survenu. Et c’est comme ça que j’ai repris le sport, c’est comme ça que j’ai pris conscience que j’avais intérieurement les nerfs tendus car je me suis sentie libéré d’un poids. Un mois plus tard j’ai ressenti une aisance à courir dans les transports, monter les escaliers du métro parisiens etc. Et je me suis dis le sport c’est la santé ! J’ai après eu une bad période, je suis tombée malade et j’ai lâché un peu ! Mais je suis de retour ! Pourquoi ? Parce que le relâchement à fait perdre tout mes efforts, je suis de nouveaux essoufflés et j’ai vraiment trouver les bonnes choses que ce sport me permet d’avoir, plus de souplesses, un meilleur souffle et cet impression de libérer toutes les toxines, négativités qu’on a pu garder. Et enfin la même conclusion : Le sport c’est la santé !