La La land : Persévérez et vous réussirez

« La La Land » de Damien Chazelle c’est le film qui a gagné 7 Golden Globes dont celui du meilleur film. Malgré l’affiche du film à l’eau de rose sous fond de comédies musicales, je me suis empressée de prendre les places en avant-première

« Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez; frappez l’on vous ouvrira la porte »

Drôle de manière de commencer cette article sur La La Land vous me direz. Et pourtant en lisant cette phrase, j’ai vu un résumé du film. « La La Land » de Damien Chazelle c’est le film qui a gagné 7 Golden Globes dont celui du meilleur film. Malgré l’affiche du film à l’eau de rose sous fond de comédies musicales, je me suis empressée de prendre les places en avant-première. La plus grande salle était complète et ceux arrivés à 20h n’avez d’ores et déjà plus la possibilité de voir le film en « exclusivité ».

En quelques mots, j’ai adoré le film mais plus particulièrement la musique omniprésente, notamment l’amour du jazz qu’on veut nous faire ressentir « Jazz is about the future« . J’ai aimé l’ambiance du film entre les couleurs rosés et bleutés qui rendait le film agréable à regarder, un beau film. Et la phrase « c’est un beau film » prend vraiment tout son sens pour La La land. La morale est intéressante et également le fait de donner 2 versions finales pour les amateurs du « si jamais ». J’ai vu le film samedi et je ne savais pas comment aborder la moralité du film. Puis j’ai reçu mon attestation de réussite « définitif ». Ce définitif écrit sur papier qui résonne en écho dans ma tête, qui montre que l’objectif a été atteint. Puis j’ai pensé à ces tous ces moments où j’ai voulu abandonner au cours de cette dernière année. Comment ma motivation a lâché puis je l’ai remis en selle. Je pourrais mettre « et si » a tellement de moments. Des « et si » qui m’aurait fait changer de routes. Mais j’ai repris la route principale pour ne pas regretter car il est important de ne pas regretter ces changements de routes qui parfois sont difficiles à rattraper.

Tout ça pour dire que La La land a pour moralité de préserver dans ses rêves. Il montre également que certaines choses qui pour nous sont des échecs, nous aide au font à rebondir et à atteindre des objectifs. Rien n’arrive aux hasard : « It’s pretty strange that we keep running into each other. ». Puis il répond aussi à mon étonnement sur plusieurs hommes que je connais et qui n’auraient aucun états d’âme à quitter leur copine pour une opportunité à l’étranger.

[Parce que je suis persuadée que La la Land obtiendra l’Oscar de meilleur musique de films ou du moins sera nominé. Je me dois de vous partager la musique me venant en rédigeant l’article Another Day of Sun – La La Land (Original Motion Soundtrack Picture). Cet effet de dépaysement que je ressens Pink + White se retrouve dans toutes les soundtracks du film avec en plus une envie de danser, de laisser sa tête s’évader.]

[Attention risque SPOILER]  [Attention SPOILER]  [Attention SPOILER ]

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Le film La la Land répond que chaque personne à des objectifs personnel. La vie nous amène à nous rencontrer, à vivre un vie à deux et à motiver l’autre dans son accomplissement personnel. Et la vie nous amène également à nous quitter pour atteindre ces objectifs dit « personnels ». Autrement dit on grandit à deux mais, selon la route choisie, il se peut que la vie nous amène à nous quitter. Il ne faut vivre la rupture comme une perte mais comme la réussite d’avoir aidé l’autre à s’accomplir, à ce qu’il ne perde pas ses objectifs. C’est une question qui peut faire débat mais j’aime cette vision qu’on ne doit pas avoir de regrets, que la vie nous amène en amour mais également en amitié à rencontrer des gens formidables mais aussi à les quitter pour rencontrer d’autres gens formidables. Soyons honnête je n’ai pas du tout cette vision de la vie, mais la vie réelle nous montre que c’est ainsi que tout se déroule. Pour X raisons, on se retrouve éloigné de ceux qu’on aime ou qu’on a aimé mais cela ne nous empêche ni de continuer à les aimer « I’m always gonna love you. », ni d’aimer d’autres personnes.

Music : Mia and Sebastian theme by Justin Hurwitz

City of stars by Justin Hurwitz

Diamond Island, un film d’amour ?

Bora quitte son village natale pour travailler dans un chantier à Phnom Penh (Cambodge) s’en suit sa vie indépendante loin des siens et la rencontre avec son frère disparu il y a 5 ans.

20h55 j’arrive au ciné, le temps d’acheter ma place, le film commence dans une minute. Je tente le sprint pour me rendre à ma première sortie ciné de ce début d’année 2017 : Diamond Island de David Chou.

Nous sommes au Cambodge, j’arrive au moment au moment où Bora quitte sa mère. Heureusement que cette fois j’avais lu le synopsis. Le bon moment pour comprendre l’histoire. Celle d’un jeune garçon qui s’en va rejoindre la nouvelle ville en construction Diamond Island.

Les pubs de diamond Island présentent sur le film et tirées de vrais vidéos, me font penser à celle du Congo « Congo terre d’avenir » cette voix de femmes qui te fait rêver, ses images de la future ville qui se succèdent alors que 5 min après il n’y a plus d’électricité.

Bora s’en va travailler dans  un chantier de Diamond Island comme de nombreux personnes qui tentent une nouvelle vie pour faire vivre leurs proches restés au pays. Il y croise son grand-frère Solei venu sur Diamond Island 5 ans plus tôt, mais surtout partie de sa terre natale sans explication.

Solei dont personne ne connait vraiment, garde sa part de mystère. Bora reste tout de même captivé par son frère, qui semble avoir réussi sa vie ( mais à quel prix ?). A travers leur relation ont découvre la ville de Phnom Penh qui est séparé de Diamond Island par un pont. La plupart des ouvriers n’ont jamais mis les pieds à Phnom Penh. Ils vous diront que c’est parce qu’ils n’ont pas de scooters. Après la barrière de la langue (l’anglais) pour gagner mieux en Malaisie, c’est donc le scooter, le moyen des transports de la jeunesses cambodgiennes qui marquera un frein au changement pour les ouvriers.  Ce scooters qui permet de rejoindre Phnom Penh, d’attirer les filles lors de la saint valentin et de faire des ballades nocturnes. Le lien Youtube amateur des ballades nocturnes à Phnom Penh nous replonge direct dans le film et nous confirme son réalisme.

La saint Valentin prend une place prépondérante dans le film, ce moment où les filles soit disant cherche à se faire dépuceler. « Le Cambodge a un problème avec la Saint-Valentin » par le magazine Slate.

« Ouvrier ou Vigiles, on est esclaves de sa vie ! ». Peut-on juger le bonheur aux matérielles ? Une vie de « roi » à quel prix ? Un roi n’est il pas prisonnier de sa vie en vivant dans 2 mondes qui ne se touche pas ? Malgré les non-dit propre à la culture Khmer, David Chou et son équipe à travers les cadres, le montage et le son, ont su transmettre le ressenti des personnages et nous toucher par les sentiments.

Le lien amoureux est présent sous tous les rapports tout au long du film : lien d’amour mère-fils, entre frères, entre amis et le premier amour. Mais toutes ses relations amoureuses ont un goût d’amertume. Il nous montre les sacrifices que font certains au détriment de l’amour pour avoir une meilleur vie. Pourtant, si vous demandez à l’acteur qui joue Bora si son personnage est heureux, il vous dira que oui. La vision du bonheur serait-elle différente selon les cultures ?

C’est ainsi que pour la première fois, je pris le micro lors d’une avant-première : « Diamond Island n’est-il pas au fond un film d’amour ?« 

 

J’ai écouté « Diamond island (original motion picture soundtrack)« 

( sur Itunes ou sur Spotify) par Jérémie Arcache, Christophe Musset.