Senses 1 :  Trouver votre équilibre avec le toucher

Fumi travaille dans la communication et elle est en charge de promouvoir un atelier dont le contenu est vague et dont la cible est difficile à définir. Par conséquent peu de gens se sont inscrits à l’atelier et elle va donc proposer à ses 3 amies de participer.

L’atelier est intéressant car assis sur le siège du cinéma, on a envie de faire les exercices. Il m’a fait pensé à mes ateliers de sophrologie, dans le sens où on apprend à écouter ses émotions à travers son corps.

Thème de l’atelier : Déterminer son centre.

Ukai l’artiste devenu formateur va nous proposer 2 exercices.

  1. Ecouter son ventre et plus précisement son centre qui se trouverait un peu en dessous du nombril. Par deux chacun va prendre le temps d’écouter ce qui se passe dans le centre de l’autre (gargouillement, bruitage) en posant tout simplement son oreille en bas du nombril de son partenaire.
  2. Le deuxième exercice consiste à se transmettre des informations par le biais du toucher. Front contre front on va essayer d’envoyer une pensée à l’autre qui va tenter de la recevoir.

L’analyse de chaque participant et le ressenti de chacun sur les deux exercices fut intéressant car il nous montre un rapport avec notre vie de tous les jours, celui de savoir écouter ce que nous dit notre corps et l’autre est de savoir écouter l’autre à travers ses émotions. Je trouve que l’exercice des fronts nous permets de faire qu’un, de pouvoir se mettre à la place de l’autre et à regarder ça pourrait également être la position de deux être amoureux.

Film Senses atelier artiste Ukai déterminer son centre

Cet atelier amène à une rencontre entre les participants et on se rend compte à quel point le fait d’avoir eu un contact avec le toucher a pu rapprocher des personnes inconnus jusqu’au point de se partager des élements de leur vie dont certains éléments n’étaient pas su de leur cercle respectif.

Evolution de la société

La société a connu des changements dans la technologie, dans la médécine, etc. qui ont changer profondément l’objectif de certains métiers.

Lorsque Ukai demande si le métier d’infirmière est difficile, Akari répond que par des faits, les possibilités de chirurgies et de médicaments ont rallongé la vie des Hommes. Par conséquent, les patients sont de plus en plus viellissant et pris parfois de sénilités. Il devient plus difficile de faire des soins. Son travail devient mécanique.

J’ai pensé à plusieurs conversations que j’ai eu ce mois avec des personnes inconnues :

  • Une fille qui parlait de son travail d’assistante sociale où les mécanismes de son travail fait qu’elle ne peut pas s’occuper des gens comme elles devraient et elles étaient peinée car elle prend vraiment son travail à coeur et que malheureusement le côté social n’existe plus.
  • Ma dernière séance de sophrologie où la formatrice disait qu’un médecin de travail peut sûrement impuissant face aux lois de la société et qu’il doit aussi subir cette impuissance car quand on devient médecin le but est de soigner les gens et sur son terrain, il ne peut pas faire son rôle jusqu’au bout.
  • Un mec qui m’expliquait les inconvénients dans le fait de devenir Kinéséthérapeute, celui d’avoir des patients agés dont le moindre mouvement peut créer une douleur abominable pour la personne et qu’il faut donc avoir le coeur fort.

Après qu’Akuri est raconté son expérience en tant qu’infirmière, le groupe est revenu sur l’expérience du toucher avec l’atelier. Il ya un rappelle sur le fait que lors de notre enfance toucher son camarade était normal. Lorsqu’on est enfant, on n’a pas la gêne du toucher c’est limite une manière d’apprendre l’autre. Souvenir des jeux d’enfants avec les mains qui sont finalement quasi les mêmes que j’avais dans mon enfance la seule différence se sont les paroles.

Vous souvenez vous de ces jeux de mains ? Serez-vous capable de les reproduire ?

Quelle est votre rapport avec le toucher dans votre vie quotidienne ?

Rendez-vous dans un prochain article pour « Senses 2 : L’écoute « 

Film Senses : Première serie au cinéma

Senses est la première série diffusée au cinéma. C’est une expérience unique à travers le film de Ryusuke Hamaguchi qui a une durée de 5h17 mais qui est distribué en France sous forme de série de 5 épisodes programmés en 3 films : Senses 1&2, Senses 3&4 et Senses 5.

Dans la ville de Kobe au Japon, on est plongé dans la vie de 4 femmes (Sakurako, Jun, Fumi, et Akari) qui sont liées d’amitiés depuis 25 ans. Lors d’une réunion de groupe, elle prévoit un « girl trip » dans la ville d’Arima.
Sakurako : Mariée et belle-mère d’un ados nommée Daïki. Son mari est fonctionnaire et rentre souvent tard. Elle est femme au foyer et doit s’occuper des repas et de supporter la mère de son mari qui vit avec eux pendant un certains temps. Dans sa vie se pose la question de l’indépendance dans le couple.
Akuri est une femme dynamique et avec la joie de vivre. Dans la vie, elle est infirmière et elle a un prétendant mais elle ne souhaite plus avoir de relation amoureuse, dans la partie 1 du film vous découvrirez la raison.
Jun est la femme qui a créer cette bande copine et elle va révéler un secret à la bande dans la partie 1. Ce secret sera le sujet principal de la partie 2 du film (Senses 2).
Fumi est chargée de communication et elle est mariée à Takuya un éditeur/journaliste. C’est celle du groupe qui communique le moins sur elle et sur sa vie. Le comble.

Senses 1&2

Senses1&2 dure 2h19 est pourtant on ne sent pas le temps passé tant les conversations abordées sont intéressantes. Un couple est sortie de la salle de ciné, est ce parce qu’une scène venait d’aborder la question de l’infidélité et de divorce dans un couple ?

Si on divisait Senses1&2 en épisode, la partie 1 s’intitulerait « Toucher » et la partie 2 « Ecouter » à travers ses 2 sens le réalisateurs abordent les thèmes suivants :

  • l’amitié bien entendu
  • le fait de tout se dire entre amies
  • l’importance de la communication dans un couple
  • la compréhension et la gestion de l’infidélité dans un couple
  • L’indépendance tout en étant en couple
  • la gestion de la communication avec un ados
  • l’évolution de notre société en terme d’avancée médical
  • L’amour et le harcèlement
  • Le mariage et le divorce
  • La gestion d’un divorce par la justice

Senses film hamaguchi affiche

Critique du film Senses 1&2

Ma conclusion à la sortie du film Senses 1&2 est que c’était super intéressant ! Ma principale crainte fut la longueur du film mais malgré le fait que je commençais à vouloir allonger mes jambes, je n’ai pas vu le temps passé !

Les conversations étaient tellement intéressantes qu’on était plongé dans l’écoute et l’analyse que faisaient eux même les personnages. Du coup, pas besoin de chercher entre les lignes, c’était juste de l’écoute. Puis les vues de la ville de Kobe était magnifique, +1 pour la mise en scène.

Au final le film porte bien son nom car il a activé mes sens. En voulant suivre l’exercice mis en place dans l’atelier de Senses 1, j’ai touché mon ventre. Puis j’ai écouté attentivement les conversations des personnages, ensuite ma vue était émerveillée par la réalisation et la vue de Kobe. Il manque l’odorat et le goût qui sont sûrement les thèmes des autres épisodes du film Senses.

Pour finir, je dirais que ça faisait longtemps que je n’étais pas sortie d’une séance de cinéma sans être bouleversée. Au contraire, ce film est apaisant et si vous aimez les questions de sociétés, ce film vous plaira. [Bande annonce du film intégral Senses]

Rendez-vous dans un prochain article pour une analyse plus pousser de chaque épisode.

Nos désirs de liberté avec le film Razzia

Razzia est un film de Nabil Ayouch. Un film bouleversant qui montre comment les lois de la société peuvent bouleverser la vie de tout un chacun. Ce film qui regroupe l’existence 5 personnes vivants dans la ville de Casablanca.

  • le professeur Berbère qui vit en haut des montagnes qui voit sa liberté professorale

    changer par une politique islamiste qui vise à ne plus enseigner le berbère, qu’on considère comme un dialecte et non comme une langue, au profit de l’arabe et de la prière obligatoire.

  • Salma qui rêve de sortir librement et surtout de travailler comme son mari absent.
  • Joseph, un restaurateur juif marocain, qui voit le poids de sa religion sur ses relations.
  • Ines, une adolescente vivant dans les quartiers riches, livré à elle-même avec ses besoins d’amour pour compenser le manque d’attention de sa mère absente.
  • Hakim est un homme homosexuel qui rêve de vivre à Paris et être libre de sa sexualité sans préjugée.

Puis il y a Yto à la recherche de son amour perdu.  C’est le destin croisée de 5 personnes vivant dans une même ville de manières différentes, des problèmes différents mais avec ce même besoin de liberté.Si au début, je pensais m’ennuyer. Au fur et à mesure que les destins se croisent, on ressent la puissance de chaque personnage. 

 

Dans le film, on voit à des images fortes de manifestation, comme des échos au printemps arabes et une autre vision du désir de liberté. Le film se déroule à Casablanca, avec des  chemin de vie qui s’axent entre les années 80 et 2000.
Je l’aurai su après avoir vu le film mais la langue a aussi un poids dans la film. A la même image que le film « Babel », chaque personnage à son propre langage. L’argot pour Hakim, Le français pour l’ado, le berbère pour le professeur,  multi langage pour le restaurateur (arabe, français, anglais).

Pendant le film, j’ai pensé au film Casablanca à cause de la ville. Et le réalisateur Nabil Ayouch (réalisateu du film Much Loved) n’a pas oublié de mentionner ce film classique qui devrait se passer dans la ville de Casa. 

La Forme de l’eau, une idylle fantastique

La forme de l’eau est un film de Guillermo del Toro. Ce film a fait un franc succès au box office dès sa sortie. C’est comme ça que j’en ai pris connaissance et que je me suis rendue aveuglement aule voir au cinéma en me fiant aux prouesses du réalisateur sur d’autres films.

Plusieurs choses m’ont marqué dès que le film à commencer :

Le mouvement de la caméra. 

J’ai compris instanément que le réalisateur voulait que le spectateur se trouve dans la pièce comme s’il était un personnage du film. J’ai automatiquement changé de place dans la salle de cinéma pour ressentir l’éffet visuel des mouvements de la caméra.

Les figures de l’ombre

On retrouve une des 3 femmes se trouvant dans le biopic « Les Figures de l’ombre« . C’était comme se retrouver dans une « suite » du film mais en voyant d’autres personnages du laboratoire de sciences. Malheureusement son métier etait bien différent. Mais passons et concentrons nous sur le personnage principal. C’est Elisa, une femme muette.

La vie d’une femme muette

Bien qu’Elisa soit entourée d’une collègue de travail qui se préoccupe d’elle (de cacher ses retards) et lui donne des conseils sur son travail. Elisa n’en reste pas moins qu’une femme isolée. En rentrant chez elle, elle partage la compagnie de son voisin, un homme homosexuel qui est également en manque de sociabilité ou plutôt d’amour. Voilà ce qui manque à ses deux personnages : de l’amour ! Puis on remarque le fait qu’une femme muette a encore moins de chances d’alerter en cas d’agression étant donné qu’elle ne peut pas crier !

Qu’est ce qui sont les points communs entre Elisa et le « monstre » ?

Le point commun entre ses deux personnages est le manque de considération. Dans un monologue très précis Elisa va mettre en évidence les points communs entre elle et la créature. Deux personnages isolés avec des bras et des jambes. Deux personnages à qui ils manquent la parole. Des personnages qui ne manquent pas d’intelligence. La créature comprends le langage des signes et elle ressent la symphonie musicale. Elisa quand à elle va mettre au point une stratégie pour … (spoiler)

La beauté des images

C’est en voyant la beauté des images qu’on comprend le nom du titre du film. J’en ai même oublié le fait qu’on voyait se former à l’écran un couple inimaginable. C’était somptieux. Je ne fus donc pas surprise de lire la participation d’Alejandro Cuaron, le réalisateur de Gravity.
Pour conclure, je pense justement que le réalisateur voulait montrer qu’il ne faut pas se fier au défaut d’une personne au délà de son physique, de son défaut, il peut se cacher un Dieu.

Critique In the Fade et 3 Billboards : les panneaux de la veangeance

Après des mois sans être partie au cinéma, c’est deux dernières semaines, j’ai vu les films In the Fade et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance au cinéma. L’un est un thriller et l’autre un film dramatique. En voulant faire un article pour chaque film, je me rends compte que les deux films abordent la même morale : celui du poids de la vengeance. Le thème des deux films étant différent, je vais commencer par en parler séparemment.

In the fade affiche horizontale

In the fade est un film du réalisateur Fatih Akin (qui a aimé mon post Instagramm^^) sortie le 17 janvier en France.  Le film In the Fade aborde le thème du terrorisme néo-nazie en Allemagne. J’ai donc appris l’existence de ce type de terrorisme dans le film. On assiste à 3 phases dans le film : la vie avant le drame, le drame et le poid de la justice puis la vie après la sentence. Autant dire qu’il y a beaucoup de larmes dans le film que j’ai trouvé qui s’apparente plus à un film dramatique qu’un thriller comme indiqué. Je m’attendais à plus de recherche,plus de profondeur. Mais au final, je trouve que l’objectif du film est de montrer comment le terrorisme détruit des vies et comment ce type d’affaire est traité. Donc le pari est réussi. Suivre le procès dans le film m’a permis de comprendre les enjeux de la justice, là où le poids du doute peut tout faire basculer. Je lis autrement les faits divers du moment (Alexia/Jonathan Daval, Affaire Maelys, Affaire Théo…) et je comprends mieux comment Annalise Keating (personnage fictif de la série HTGAWM) arrive à retourner des procès.

« All this anger, man, it just begets greater anger. »

Affiche three Billboards les panneaux de la vengeance

3 Billboards : Les Panneaux de la vengeance est un thriller de Martin McDonagh  sortie le 17 janvier en France. C’est un film que je voulais voir depuis un moment et je dois dire que j’ai été completement imprégnée par l’histoire. Il s’agit d’une femme qui louent des panneaux publicitaires pour que la police de sa ville se bouge pour rechercher sa fille disparue depuis 7 mois. On voit comment ces 3 panneaux changent les gens. Certains diront qu’ils hatissent la haine et d’autres penseront qu’ils font bouger les choses. Bref la ville se boouge en mal et bien. Certains personnages changent. Autrement dit c’est un film avec du mouvement où on comprend qu’il ne faut pas s’arrêter à ce que renvoient les gens. J’ai été juste déçue que la fin soit ouverte et laisse court à l’imagination. Mais au-délà de ça, j’ai vraiment accrochée.

« You know, if you hadn’t stopped coming to church, you’d have a little more understanding of people’s feelings. »

Ces deux films se posent les questions suivantes : Est-il nécessaire de se venger pour se sentir mieux ? Est ce que la vengeance va me rendre ce dont j’ai perdu ? 

Avant le « Paris sous la neige » j’avais pris un bon rythme pour aller au cinéma surtout que que plusieurs films m’intéressent en ce moment. D’ailleurs je trouve que les séances de 18h et quelques sont parfaites quand on fini assez tôt pour y aller car ensuite on a le temps de faire sa vie en rentrant. Mes prochains films : La Douleur, Wonder Whell (juste pour voir le jeu d’acteur de Justin Timberlake) et Black Panther (of course!). Pentagon Paper déjà vu mais je ne suis pas sûr d’en faire une revue.

Et vous, quels films avez vous envie de voir ?

Lion, le film ou la problématique des enfants disparues en Inde

La première fois que j’ai entendu du film Lion c’était sur le Snapchat de Fatou, bloggueuse du blog Blackbeautybag et qui venait de le voir en avant-première au Grand Rex. Elle a qualifié le film de triste et de film à voir !

A ce moment, je n’ai pas prêté attention plus que cela au film. Mais c’est l’accroche sur l’affiche du film dans la rue qui a su attirer mon attention « Si vous avez aimé le film Slumdog Millionnaire, vous allez adorer le film ». Bien que je qualifiais l’accroche, sur le moment, de racoleur, je ne voulais pas passer à côté d’un possible bon film et si je devais adorer le film Lion au même titre que Slumdog Millionnaire de Danny Boyle alors il fallait absolument que je le vois sur Grand écran.

Lion, le film

Lion affiche - Je vous promets que votre coeur explosera de bonheur

Lion de Gareth Davis est adapté de l’histoire vrai de Saroo Brierley qui avait écrit le livre « Je voulais retrouver ma mère » en 2014. Il s’agit donc de la biographie de Saroo, perdu dans une gare Indienne et qui mettra 25 ans avant de retrouver sa mère…

A l’occasion du Printemps du Cinéma du 20 mars dernier, je me suis rendue au cinéma pour regarder le film Lion de Gareth Davis et j’en suis sortie bouleversée !

Je ne regarde quasiment jamais les bandes-annonces du film, j’ai donc vu le film sans avoir eu d’aperçu sur les images. Mon cœur a littéralement explosé, mes larmes ont coulés à flot et j’ai fini par crier, sans préavis, dans la salle de cinéma. Tout est sortie comme c’est sortie, je n’arrivais pas à contrôler mes émotions jusqu’à en avoir la gorge nouer. Le jeu des acteurs et notamment celui de Dev Patel est une telle force que j’ai eu l’impression de perdre ma mère ! C’est pour vous dire l’émotion qui est en sorti pour une fille à maman. La phrase UGC « Plus que du cinéma, des émotions » a pris tout son sens.

Lion film, Dev Patel - Recherche sur Google Earth

Morale du film 

Le film Lion de Gareth Davis nous montre :

  1. Les problèmes de traitements des enfants disparues en Inde et également le manque de connaissances du pays par les autorités Indiennes.  J’en  suis restée bouche bée face aux autorités indienne
  2.  L’importance des nouvelles technologies (notamment Google Earth) dans ce type de problème.
  3. Le problème de communication en Inde, notamment avec les villages reculés
  4. Les conséquences d’une adoption : Lorsque vous adoptez un enfant, vous adoptez aussi son passé, ses blessures, sa douleur et les conséquences de ceci.
  5. Le trafic des enfants mais de manières succint. C’est le lien avec le film Slumdog Millionnaire mais le réalisateur a eu le bonne volonté de ne pas détaillé ce qu’on a vu dans Slumdog Millionnaire et nous montre d’autres aspects.

Question autour du film

Combien d’enfants se retrouvent en foyer comme des orphelins alors qu’ils ont des parents ? L’adoption est elle une vraie solution ? Quelle est la place des psychologues en Inde ? Est-ce que le traitement des enfants disparus a évolué ?

Ps : Le film est encore en salle si vous habitez en région parisienne.

Lion film, Saroo effrayé dans son lit foyer en Inde - Sunny Pawar
Sunny Pawar stars in LION Photo: Mark Rogers

Fences : Une famille comme les autres

Fences c’est du blabla et un jeu d’acteur lourd de Denzel Washington, pendant les 30 premières minutes, avec un monologue interminable. Mais des scènes qui ne naissent pas au hasard.

Si je devais résumer l’histoire du film Fences, réalisé par Denzel Washington, je dirais tout simplement qu’il s’agit d’une vie de famille « recomposée ». Troy Maxson (interprété par Denzel Washington) a eu un enfant avec une femme. Cette femme l’a quitté et une fois que celui-ci est parti en prison, elle a éloigné son enfant de son père. En sortant de prison Troy va rencontrer une nouvelle femme appelée Rose (interprétée par Violas Davis). Rose est une femme aimante qui lui donne un enfant et qui s’occupe de l’enfant de son mari, devenu adulte, comme si c’était le sien.

Troy, Rose, Lyons dans le film Fences -Rose donne de l'argent à Lyons

Les rapports entre Troy et ses enfants sont conflictuels car il veut contrôler le cours de leur vie. Le grand veut vivre de la musique et le petit du baseball. L’histoire peut sembler banale mais il y a des fils conducteurs et des rappels entre les scènes. On va voir cette vie de famille qui semblait banale basculer au drame.

3 morales à tirer du film Fences

  • Fences signifie clôture en français. Une citation du film va en expliquer le titre : « Parfois on met des barrières pour empêcher d’entrer et parfois c’est pour empêcher les gens de sortir« .

Construction de la clôture dans le film Fences

Au fur et à mesure on se rend compte que les personnages ne se sentent pas libre. La scène conjugale entre Rose et Denzel avec une Viola Davis au top de son jeu de drama actrice, nous montre ce sentiment d’enfermement par la routine, par plusieurs facteurs que je ne spoilerais pas ici. C’est d’ailleurs au moment de la scène de ménage que, pour moi, le film prend tout son sens.

A ce sentiment d’enfermement, on va se rendre compte que plus la clôture va se construire et plus les personnages vont acquérir leur liberté. Il y a un fort parallèle et même une contradiction entre la barrière et la liberté. Mais comme on dit : plus il y a des interdits, plus on les franchis.

  • Le rapport familial : ll n’ y a pas de famille parfaite. Il y aura toujours des haut et des bas.

Pourquoi un père doit aimer son enfant ? Troy Maxson et son fils Cory dans Fences

Mais ne gardez pas de rancoeur, ne prenez pas au mot ce qu’on vous dit. Qu’importe ce qu’on vous a fait ou dit, les bons souvenirs seront toujours là dans votre coeur. Il faut prendre les gens comme ils sont. Puis comme Lyons le dit très bien dans le film : « dans toute chose, il y a du bon et du mauvais ».

  • Vous trouverez dans le film Fences les réponses aux questions suivantes :Troy et Rose Maxson - film Fences

– Pourquoi un père doit aimer son enfant ?

– Pourquoi un homme décide de tromper sa femme ?

– Question sans réponse mais la question a le mérite d’être posé : Pourquoi une femme ne ressentirait elle pas le désir de tromper son mari pour les mêmes raisons que celui ci ?

– Questionnement sur le fait de ne pas supporter le commerce de sa communauté en privilégiant ses achats dans les commerces dirigés par sa communauté.

Rose se fait bénir par les soeurs de l'église dans le film Fences

A noter qu’on voit furtivement l’importance de la foi en Dieu pour surmonter les épreuves de la vie et avoir la force de vivre sa vie malgré les blessures. Il y a aussi un moment où on voit sur le mur une tapisserie murale répresentant Jésus à table avec ses apôtres, comme pour réprésenter la famille.

Conclusion :

Je conclurais en disant que vous ne devez pas attendre que les gens changent pour vous sentir libre. Les gens ne changent pas. La seule personne qui peut vous donner votre liberté c’est vous même. Quitte à fuir…

fences-film-rose-viola-davis

Le fils de Jean

Dans un appartement parisien un homme apprend la mort de son père qu’il ne connaissait pas c’est ainsi que commence son périple sur l’histoire de sa vie. Il laisse son enfant de 8 ans pour une semaine à Montréal. Il y va par curiosité dans le but de découvrir des frères qu’il n’a pas connu et récupérer ce fameux colis que son père lui a laissé.

Découvrez les questions auxquelles le film répond

Comment un père peut cacher  l’existence de son enfant ? C’est le débat que j’avais avec un pote la veille. Ce film montre que ce n’est pas si simple. Le père lui-même est perturbé par cette naissance : Comment l’annoncer à sa famille sans la bouleverser ? Il finit par ne faire aucun choix, torturer lui-même par les blessures qu’il va engendrer autour de lui. Ce film montre l’impact des secrets de famille. Sa femme savait-elle/se doutait-elle de cette existence ? L’existence de cet enfant venant d’une maitresse, d’un amour peut-être, qui a bousculé leur vie : Le fils de Jean.
Le fils de jean film repas de famille