Mercredicinéma

Diamond Island, un film d’amour ?

20h55 j’arrive au ciné, le temps d’acheter ma place, le film commence dans une minute. Je tente le sprint pour me rendre à ma première sortie ciné de ce début d’année 2017 : Diamond Island de David Chou.

Nous sommes au Cambodge, j’arrive au moment au moment où Bora quitte sa mère. Heureusement que cette fois j’avais lu le synopsis. Le bon moment pour comprendre l’histoire. Celle d’un jeune garçon qui s’en va rejoindre la nouvelle ville en construction Diamond Island.

Les pubs de diamond Island présentent sur le film et tirées de vrais vidéos, me font penser à celle du Congo « Congo terre d’avenir » cette voix de femmes qui te fait rêver, ses images de la future ville qui se succèdent alors que 5 min après il n’y a plus d’électricité.

Bora s’en va travailler dans  un chantier de Diamond Island comme de nombreux personnes qui tentent une nouvelle vie pour faire vivre leurs proches restés au pays. Il y croise son grand-frère Solei venu sur Diamond Island 5 ans plus tôt, mais surtout partie de sa terre natale sans explication.

Solei dont personne ne connait vraiment, garde sa part de mystère. Bora reste tout de même captivé par son frère, qui semble avoir réussi sa vie ( mais à quel prix ?). A travers leur relation ont découvre la ville de Phnom Penh qui est séparé de Diamond Island par un pont. La plupart des ouvriers n’ont jamais mis les pieds à Phnom Penh. Ils vous diront que c’est parce qu’ils n’ont pas de scooters. Après la barrière de la langue (l’anglais) pour gagner mieux en Malaisie, c’est donc le scooter, le moyen des transports de la jeunesses cambodgiennes qui marquera un frein au changement pour les ouvriers.  Ce scooters qui permet de rejoindre Phnom Penh, d’attirer les filles lors de la saint valentin et de faire des ballades nocturnes. Le lien Youtube amateur des ballades nocturnes à Phnom Penh nous replonge direct dans le film et nous confirme son réalisme.

La saint Valentin prend une place prépondérante dans le film, ce moment où les filles soit disant cherche à se faire dépuceler. « Le Cambodge a un problème avec la Saint-Valentin » par le magazine Slate.

« Ouvrier ou Vigiles, on est esclaves de sa vie ! ». Peut-on juger le bonheur aux matérielles ? Une vie de « roi » à quel prix ? Un roi n’est il pas prisonnier de sa vie en vivant dans 2 mondes qui ne se touche pas ? Malgré les non-dit propre à la culture Khmer, David Chou et son équipe à travers les cadres, le montage et le son, ont su transmettre le ressenti des personnages et nous toucher par les sentiments.

Le lien amoureux est présent sous tous les rapports tout au long du film : lien d’amour mère-fils, entre frères, entre amis et le premier amour. Mais toutes ses relations amoureuses ont un goût d’amertume. Il nous montre les sacrifices que font certains au détriment de l’amour pour avoir une meilleur vie. Pourtant, si vous demandez à l’acteur qui joue Bora si son personnage est heureux, il vous dira que oui. La vision du bonheur serait-elle différente selon les cultures ?

C’est ainsi que pour la première fois, je pris le micro lors d’une avant-première : « Diamond Island n’est-il pas au fond un film d’amour ?« 

 

J’ai écouté « Diamond island (original motion picture soundtrack)« 

( sur Itunes ou sur Spotify) par Jérémie Arcache, Christophe Musset.

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